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L’inquiétude des classes populaires. De quoi demain sera-t-il fait ? Dans la situation actuelle, qu’est-il possible de faire ?

La crise générale du capitalisme qui s’est révélée en 2008 n’est pas terminée, les causes qui l’ont suscitée sont toujours à l’œuvre. Comme en 1929, il s’agit de l’aboutissement d’une crise majeure, préparée par une suite de crises qu’on peut considérer comme “mineures”. Elle ne peut être surmontée avec les “recettes” habituelles. Grandes ou petites, de telles crises sont inhérentes au mode de production capitaliste, aux contradictions internes qui le fondent, ceci depuis le début de son extension qui remonte à plus de deux siècles. Elles ont des incidences désastreuses sur l’économie du pays, sur les conditions de vie de la population, au premier chef pour les classes populaires. Pour que celles-ci puissent orienter leur lutte, il est nécessaire de se préoccuper des conditions réelles au sein desquelles elle se déroule, savoir ce qu’il est possible d’envisager, de faire, dans la situation historique actuelle.

Dans de précédents numéros et dans le supplément au numéro 8, Germinal a consacré plusieurs articles à l’analyse des déterminations objectives des problèmes qui se posent dans la société, la nation. Les conditions “subjectives”, celles qui dépendent des “sujets” humains que nous sommes, sont aussi à prendre en compte. Quelles sont aujourd’hui les préoccupations des diverses catégories de population, notamment depuis le changement d’équipe au pouvoir en mai-juin 2012, c’est ce qu’il nous est apparu important d’essayer de dégager, à partir de diverses sources (enquêtes menées par divers instituts d’opinion publique et investigations conduites autour de Germinal).

 Les déceptions et les craintes exprimées au sein des classes populaires

Lors des élections présidentielles et législatives de 2012, la précédente équipe gouvernementale a été congédiée par une petite majorité de votants, portant les socialistes au pouvoir. Pour autant les problèmes essentiels qui se posent et les motifs d’inquiétude qu’ils suscitent n’ont pas été supprimés, pour certains, ils se seraient plutôt aggravés.

On a parlé de la désillusion de ceux qui avaient fait le choix de voter pour la gauche. Il n’est pas certains que tous attendaient vraiment une amélioration de leur situation :

« Pour être déçu, il fallait attendre quelque chose, je n’attendais rien ».

« Ils [les socialistes] parlaient de trouver des solutions, mais [ce n’était] que des paroles »

Plusieurs estimaient d’ailleurs que les problèmes actuels de la société n’étaient pas imputables à un gouvernement donné, ou à un homme, quels qu’ils soient :

« la crise ce n’est pas la droite ou la gauche, ou Sarkozy, c’est la crise à cause du capitalisme ».

Beaucoup d’électeurs, y compris parmi ceux qui ont opté pour le changement de majorité, ne nourrissaient pas d’illusions. Une certaine déception s’est cependant exprimée. En mars 2013, moins d’un an après les élections, un sondage établissait qu’il existait, parmi les électeurs qui avaient porté leur choix sur François Hollande, 44 % de “déçus” (68 % pour l’ensemble des électeurs). La plupart estimaient que les promesses ne seraient pas tenues.

À cette déception a pu succéder la colère, les reproches adressés à la nouvelle équipe au pouvoir concernant parfois moins sa capacité à redresser la situation que le fait d’avoir fait miroiter des mirages :

« on a l’impression [d’avoir été et] d’être pris pour des imbéciles »

« la gauche, ils sont grillés […] les socialistes c’est fini, ils ne tiennent pas leurs promesses ».

Certains peuvent aussi déplorer l’irréalisme des solutions proposées, le fait qu’il n’y ait pas d’orientation claire.

« Ils ont fait croire qu’il y avait d’autres solutions, qu’on pouvait continuer à dépenser sans compter, sans produire », « on ne comprend pas où ils veulent aller. »

Des griefs plus précis sont adressés au président de la République ou au gouvernement, le fait qu’ils tendent à diviser la société au profit de leur électorat, ou de leurs “clientèles”, au détriment des nécessités communes.

« Le mariage homo, ça c’est la promesse tenue en tout premier, mais ça divise plutôt. »

« Ils se servent en premier, tant pis pour les autres. »

« On piétine les citoyens en les écrasant d’impôts et de taxes, sans toucher aux droits acquis des nantis, et en justifiant par le bien commun. »

Même du côté de l’électorat privilégié par le gouvernement socialiste, les fonctionnaires, une certaine déconvenue, un dégrisement, se fait entendre : « le gouvernement a pris des engagements à l’égard de la fonction publique et il ne les respecte pas ».

La montée de l’inquiétude

Le sentiment d’inquiétude générale que les enquêtes révèlent est bien antérieur au changement de gouvernement. Selon une enquête de Guy Michelat et Michel Simon (voir note de lecture dans ce numéro), les inquiétudes étaient en hausse depuis de nombreuses années, la survenue de la crise en 2008, n’ayant fait que les rendre plus évidentes et obsédantes.

Selon ces auteurs, le sentiment d’inquiétude porte principalement sur les questions économiques (emploi, chômage, dégradation des conditions de vie). Ce sentiment laisse transparaître une forte appréhension à l’égard de l’avenir. En 1966, 45 % des personnes interrogées estimaient que « les gens comme eux vivaient mieux qu’avant », seulement 28 % « moins bien ». Le sentiment « vivre moins bien » a commencé à se développer en 1978-81, avec une rémission en 1982. Il est reparti à la hausse : entre 1994 et 1998, 60 %, pour s’accroître fortement en 2008 avec le début de la crise majeure du capitalisme. Quel que soit l’âge et le groupe social, l’expression d’un tel « mal vivre » s’expose, atteignant son maximum au sein des catégories ouvrières et populaires (entre 70 et 77% en 2011).

La question de l’endettement du pays, la perception de l’accélération du déclin de la France (un Français sur deux le jugerait inéluctable), l’impression de la perte de protection que constituait le cadre national, la peur de l’avenir, sont au cœur des préoccupations.

La formulation « on va droit dans le mur » est souvent proposée. Certains parlent du risque de « mort de la France ». Plus généralement, il y a perte de la croyance en une maîtrise possible du futur, la perte d’espérance en la possibilité de changer les choses. Ce souci s’expose avec beaucoup de force dans la catégorie des ouvriers et employés. Il se présente avec moins d’acuité au sein des personnels de la fonction publique (notamment cadres) qui semblent moins affectés par les effets de la crise capitaliste et projettent pour certains des modes de résolution idéaux, sans se soucier vraiment de leurs conditions de réalisation (Voir dans le supplément l’enquête portant sur les représentations communes du capitalisme).

La progression de l’inquiétude est mise en relation par l’historien Michel Winock avec celle qui pouvait être ressentie au cours de la dépression des années 30, ou de celle des années 1880. Bien que les conditions historiques ne soient pas exactement comparables, de mêmes problèmes s’imposaient alors à l’ensemble de la société : caractère mondial de la crise, concurrence généralisée, détérioration de l’économie, chômage massif, difficultés budgétaires de l’État, étranglement de la petite production et du petit commerce. Selon lui, les résultats de l’enquête réalisée par Ipsos (janvier 2013) auquel on se réfère ici, mettent au jour ce qui hante la société française « la peur du présent et de l’avenir ».

Exacerbation de la défiance envers la politique (gouvernement, partis, syndicats, medias)

Plusieurs enquêtes ont révélé qu’il n’y a pas de rejet de la politique, une “dépolitisation” des classes populaires, comme on l’imagine et le dit souvent, mais plutôt une exacerbation de la défiance à l’égard des gouvernements, partis, ou syndicats, quelle que soit leur tendance. On leur fait grief d’être exclusivement centrés sur leurs propres intérêts : « Ils travaillent pour eux-mêmes », « ils ne font que défendre leurs propres intérêts et non le bien du pays », « c’est pour leurs intérêts particuliers et non communs ».

On leur impute d’être « coupés de la réalité », « de nos problèmes », ne tenant pas compte de ce qui est possible, incapables de « régler les questions de fond », « ils n’ont pas pris la mesure de la situation », « c’est du rêve », « rien de concret à offrir », « gauche et droite se ressemblent, aucune vision pour le futur, du bricolage, du raccommodage, des promesses à court terme », « des mesures bidon ».

Selon les enquêtes conduites par Guy Michelat et Michel Simon, à la question « les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ? », seulement 15% en 1978, répondaient « pas du tout », en 2010, ils étaient 42%.

Déjà en 1997, après l’élection législative qui avait porté la gauche au pouvoir, 46% disaient ne plus faire confiance ni à la droite, ni à la gauche pour gouverner le pays. En 2007, année d’élections présidentielles et législatives, ils étaient 57% en mars, et 48% en mai, ils étaient 71% en 2010.

La défiance envers les divers gouvernements et partis politiques, comme envers les syndicats affecte tous les groupes sociaux, plus encore les catégories ouvrières et populaires. Parmi ceux qui proclamaient ne se situer ni à droite, ni à gauche, la confiance est proche de zéro (94%). Parmi ceux qui se situent à gauche, un sur deux ne fait pas confiance à la gauche, parmi ceux qui se situent à droite, un sur deux ne fait pas confiance à la droite.

Au-delà du monde politique, le discrédit et la suspicion touchent aussi la presse, les journalistes, les medias dans leur ensemble. On estime que pour la plupart ils ne sont pas objectifs, qu’ils ne sont que des porte-paroles au service de tel ou tel courant, enfermés dans leur petit monde, coupés des préoccupations du plus grand nombre.

L’écart grandissant entre les préoccupations des classes populaires et le monde politique régnant, l’impression que celui-ci ne poursuit que ses propres intérêts, le fait de se sentir pris “pour des imbéciles”, alimente un rejet qui peut aller jusqu’à l’hostilité déclarée. Dans un tel climat de défiance, une part belle est laissée aux organisations qui prétendent se situer en extériorité. Pour un certain nombre de catégories urbaines, liées à la fonction publique, syndicalistes, personnels aux statuts instables, la gauche radicale sert alors d’exutoire. Pour les classes populaires, le Front National peut en faire office [1].

Les politistes ont glosé sur la “montée” de ce Parti, principalement auprès des électeurs ouvriers, employés. Une telle montée est à mettre en rapport avec la défiance affirmée à l’égard du monde politique. Elle n’est pas à imputer aux électeurs, mais aux causes qui l’alimentent et qui ressortent de ce monde lui-même. Les mouvements radicaux à gauche, comme le Front National, ne sont cependant pas extérieurs à celui-ci. Ils se sont seulement révélés capables de spéculer sur cette défiance, sur la base d’un conglomérat de mécontentements.

Parmi les électeurs qui se prononcent pour le Front National, tous ne sont pas nécessairement dupes. Leurs affirmations, qu’ils tiennent à opposer publiquement face aux nouveaux « bien pensants », expriment parfois leur désespérance, un ressentiment irrémissible.

« J’avais voté Sarkozy, je m’en mords encore les doigts, j’ai voté Hollande, il nous roule dans la farine ; alors aucune crainte, avec Marine, ça ne peut pas être pire qu’avec les deux autres. »

« J’ai toujours voté à gauche, avec les socialistes, c’est pire que tout, la prochaine fois je ne voterai pas ou je voterais à droite ou pour l’extrême droite. »

Il est nécessaire de saisir que le relatif succès du Front National tient d’abord à ce qu’il n’existe pas, face à lui, de mouvement populaire organisé, dressant ses propres perspectives, indépendantes, situées dans l’ordre du possible. L’exutoire que constitue, faute de mieux, le vote en faveur de ce parti, vaut sans doute, en creux, comme appel à une réorganisation des classes populaires qui leur permette de dresser des orientations pour l’ensemble de la société, dont elles constituent les piliers.

Qu’est-il possible de faire dans la situation historique actuelle ?

Le besoin d’une « remise en ordre », d’un « redressement de la situation du pays », peut prendre la forme d’une “demande d’autorité”, ainsi que le signalent des commentateurs sur la base de sondages d’opinion. Pour certains d’entre eux, il s’agit de l’expression d’une « crispation autoritaire », d’une « droitisation » de l’élément populaire. Une telle « demande d’autorité » ne s’en trouve pas moins exposée au sein de toutes les catégories sociales, à droite comme à gauche, et quel que soit l’âge. Elle s’énonce par l’adhésion à des formules telles que : « l’autorité est une valeur trop souvent critiquée », ou, « [il y a besoin] d’un vrai chef pour remettre de l’ordre ».

Pour peu que l’on se préoccupe vraiment du sens réel de ces formules, on constate qu’elles peuvent recouvrir le besoin d’un rétablissement de la politique dans son objet propre, la nécessité d’orientations et de décisions forgées sur la base d’une vision claire de la situation, entées sur le réel, le possible, et conformes à l’intérêt général.

La remise en ordre est souvent envisagée dans le cadre de la nation elle-même, en tant que forme et lieu historique le plus adapté pour poser et s’efforcer de porter remède aux difficultés de la population.

« Il faudrait redresser le pays », « ça ne sert à rien de repousser le problème à l’extérieur du pays, monde ou Europe », « la solution, si solution il doit y avoir, est à chercher en France ».

Pour certains spécialistes de science politique, de telles exigences “nationales” sont caractérisées comme autant de manifestations de « frilosité », de « tentations du repli national », de « crispations identitaires ».

Les soucis de remise en ordre, de redressement de la situation, qui sont formulés au sein des classes populaires se positionnent dans le registre du souhaitable. On n’ignore pas que les souhaits ne suffisent pas et qu’ils ont peu de chance pour l’heure de se réaliser. Dans le contexte actuel, si l’on demeure dans le registre du réel, du possible, il est difficile d’imaginer ce que l’on pourrait faire, effectivement, pour changer l’ordre des choses dans l’intérêt des classes populaires. Il faudrait pour cela comme le disent certains, « que ce soit le peuple qui dirige ». Mais comment faire pour qu’il en soit ainsi ? Comme le suggère un ouvrier, la parole et les aspirations émanant des classes populaires, ne sont plus entendues : « Qu’est-ce qu’on peut dire en tant qu’ouvrier, on n’a pas beaucoup la parole, ils n’entendraient pas, n’en tiendraient pas compte, on ne fait pas le poids [même] si on sait ce qu’il faut faire. »

Depuis des décennies, le processus de désagrégation des Partis ouvriers, du communisme, qui jusqu’à un certain point avaient porté les perspectives d’émancipation des classes populaires, a affecté l’ensemble de la vie politique. D’autres organisations se sont efforcées d’occuper la place laissée vacante, le Front National, la gauche radicale, et bien sûr le Parti socialiste qui s’est refait une santé sur le dos du Parti communiste qu’il avait contribué à dissoudre et encouragé à capituler.

Ce parti de la classe bourgeoise, du moins d’une de ses fractions, privilégie l’alliance avec les catégories sociales les moins soumises à l’étau du monde capitaliste (notamment secteur public), au détriment de l’alliance historique avec les classes populaires (ouvriers, employés, artisans, commerçants, petits entrepreneurs). Il prétend dans le même temps exercer un ascendant sur l’ensemble du mouvement social, non pour se faire le champion de la cause populaire, mais pour racoler sous un label de “gauche” les couches sociales qui peuvent s’accommoder du capitalisme, pourvu que celui-ci maintienne leurs positions particulières.

L’union ne peut pas se réaliser sur la base des intérêts de ces catégories particulières. Seule la classe ouvrière, réorganisée, peut accomplir dans l’histoire l’union du peuple, la visée concrète d’un bien social commun. En l’absence d’une telle organisation historique unificatrice, s’est imposée une mainmise sur le mouvement populaire par des organisations qui lui sont extérieures, conduisant à l’occultation des perspectives historiques, à un abaissement général de la conscience politique, à la division des forces, et finalement à la lutte de tous contre tous et à la réaction dans tous les domaines.

La réorganisation des classes populaires s’avère indispensable pour qu’elles puissent se ressaisir de l’initiative historique, dans l’intérêt de toute la société. Chacun perçoit bien que l’on en est très loin aujourd’hui. De plus les combats pour la survie immédiate mobilisent une grande partie des forces disponibles. Pourtant, ce qui peut servir à restaurer si peu que ce soit la confiance en un avenir moins sombre est de comprendre que la lutte de classe se déroule dans la durée historique. Selon les périodes, elle est marquée par des victoires ou des défaites, des pas en avant et des reculs. À chaque pas en arrière cependant a correspondu par la suite de plus larges avancées dans l’histoire.

Lorsque l’on se trouve dans une phase de recul, la perspective d’une réorganisation et d’une transformation historique future n’est pas, on doit l’admettre, d’un grand secours, ce qu’on a en tête ce sont les difficultés qui s’accumulent. Pourtant l’espoir en la possibilité d’une embellie future est ce qui permet de ne pas abandonner les luttes immédiates, de ne pas reculer plus encore. En sachant qu’il se trouve et se trouvera toujours, des forces qui se sont assignées et s’assignent pour tâche dans les pires moments, de travailler à créer les conditions d’un rétablissement du rôle dirigeant du peuple, s’efforçant de répondre au souhait formulé plus haut « il faudrait que ce soit le peuple qui dirige ».

Pour reconquérir ce rôle dirigeant, pour que les classes populaires puissent dresser des perspectives, elles ont besoin d’une vision générale de la situation, savoir dans quelles conditions se déroulent leurs luttes, quelles actions, répondant à leurs intérêts immédiats ou historiques, peuvent être engagées. Il leur faut connaître les déterminations des maux qui les affectent, et les conditions et moyens qui permettent de les surmonter, de se donner les moyens d’une prise sur la réalité. Parce que les classes au pouvoir, comme les catégories qui leur sont alliées, craignent par dessus tout que le peuple parvienne à assumer un rôle directeur sur le devenir de la société, elles cultivent son ignorance plus spécifiquement sur les questions économiques, sociales et politiques. L’enseignement de l’inculture se fait parfois de façon détournée, en diffusant des connaissances de contrefaçon, ou en s’appliquant à faire croire que les connaissances ne résultent pas d’un effort, que la compréhension du monde n’a pas besoin de se construire, que la politique n’est qu’un simple commerce d’opinions et d’idées, comme à l’étalage d’un marché.

Quelles que soient les difficultés que chacun doit affronter au quotidien, tout progrès dans la connaissance du monde et des conditions de la lutte, n’est jamais perdu, toute petite victoire remportée sur l’ignorance est un gage pour la maîtrise de l’avenir commun. C’était là le message adressé aux ouvriers par le grand écrivain russe Maxime Gorki :

 

« Apprendre, et ensuite apprendre aux autres. Nous devons étudier, nous autres ouvriers ; nous devons savoir, nous devons comprendre d’où vient que la vie est si dure pour nous. Fécondez-moi des semences de la raison et de la vérité, je vous le rendrai au centuple. »

Notes    (↵ Retourner au texte)

  1.  1. Qu’il s’agisse de la gauche ou de la droite dites “extrêmes”, ces Partis ne rechignent pas, eux non plus, à multiplier des promesses plus ou moins tenables, à pratiquer la surenchère. Leur crédit, parfois éphémère, surtout à gauche, ne tient qu’au fait que l’on n’a pas eu encore à les juger sur pièces.

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