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Condorcet (1743 – 1794)

C’est par l’intermédiaire de Turgot, alors Contrôleur Général des Finances dont il est le disciple, que Condorcet est nommé Inspecteur des Monnaies où il travaille à unifier les poids et mesures. Mathématicien, il s’intéresse aux questions économiques et politiques. Selon lui, le libéralisme est une condition nécessaire pour que le peuple devienne assez fort pour imposer le respect de ses intérêts. Avant que n’éclate la Révolution française, il propose, à la stupéfaction générale, un plan d’abolition de l’ensemble des droits féodaux. Dès 1785, et après Rousseau, il se prononce pour la République, mais limite l’exercice de la citoyenneté à « tout homme » propriétaire « qui habite un pays ». Par cette citation : « Un homme peut avoir le droit d’en forcer un autre à travailler pour lui mais non de le forcer à lui obéir », il dénonce l’esclavage.

En 1789, il propose avant la Constitution de 1791, une France monarchique, la séparation des pouvoirs, le législatif appartenant à une assemblée de représentants du peuple contrôlant l’action des ministres nommés par le roi. Plus tard, il ajoute un Conseil national de notables, puis s’oppose au veto royal, au choix des ministres par le roi et à la direction des finances laissée au monarque.

Nommé au Comité d’Instruction publique, c’est entre fin 1791 et avril 1792 qu’il se consacre à un projet scolaire, d’ailleurs resté sans suite et dont les grandes lignes, notamment la laïcité, seront reprises sous la Troisième République.

Il est à l’origine d’un projet de constitution que lui a demandé l’Assemblée pour avril 1793. Dans ce projet, lui aussi resté sans suite, Condorcet avance l’unité et l’indivisibilité de la République, la centralisation politique aux mains de l’Assemblée, la dépendance des ministres, le droit à l’assistance sociale et le maintien de la liberté de propriété.

La désapprobation qu’il exprime devant la constitution montagnarde l’écarte du processus révolutionnaire.

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